Interview Justone Entertainment
Les sorties du label de San Francisco JusteOneEntertainment sont de véritables ovnis en matière de hip-hop. De passage à Paris, Gary -patron du label, 4AM et DJ Centipede répondent avec bonne humeur à nos questions. Juste one entertainment : juste un divertissement, ou comment sortir des carcans du rap en se faisant plaisir, pour faire plaisir.
2003-04-10 00:00:00 Propos recueillis par Shadok
Abcdr : Gary,
peux-tu nous dire quelques mots sur ton label, ses premières sorties et le
but de celui-ci ?
Gary : Le but de Just One Entertainment,
lorsque je l'ai fondé, était de présenter des musiques que l'on entend peu
ou pas souvent. Cela peut aller du hip-hop à la musique électronique, avec
une grosse influence trip-hop. Les styles importent peu. J'ai commencé en
organisant des concerts avec des DJs jouant pas seulement des musiques
actuelles : du funk, du rock, de l'electro, du hip hop... il y a toujours eu
ce mélange qui a été présent. J'ai voulu que soit représenté aussi bien les
anciens styles, qui ne sont plus diffusés, que les musiques utilisant des
machines. C'est cela que j'avais en tête en fondant mon label. Un des buts
importants de Just One est de ne pas se fixer de frontière, de ne pas avoir
de limite dans le choix des musiques, c'est pour cela qu'il y a tant de
mélange et de styles. Les labels se cantonnent trop à un style unique, et se
contentent le plus souvent de copier le style d'autres labels. Moi j'aime la
musique du moment qu'il y ait une bonne batterie, un bon rythme, peu importe
si c'est de l'electro ou du hip hop. J'ai écouté et j'écoute énormément de
hip-hop, pourtant le prochain projet sera davantage électro, mais ça n'a
aucune importance pour moi. J'aime la musique, la bonne musique.
Pour
ce qui est des sorties de Just One, la première a été le EP d'Octavius sur
lequel 4AM a produit cinq sons (cf Electric Third rail). Rapidement on a
sorti un sigle, le 12'' Modern Chair. L'album de 4AM, Darwinism & the
Jungle of Hades est sorti dans la foulée. Plusieurs maxis devraient
prochainement sortir, avec de nouveaux artistes.
A : 4AM, tu peux te présenter...
4AM : Je
m'appelle Jason Chavez, mon nom de DJ est 4AM. J'ai commencé à faire des
productions de ce que l'on pourrait appelé du hip hop expérimental au milieu
des années 1990. J'ai fait peu de choses concrètes avant de rencontrer
William (cf. Octavius). On était ensemble dans un groupe, puis le groupe
s'est séparé. On travaillait alors dans un magasin qui faisait également
label à l'époque. On a continué à bien travailler ensemble en essayant de
s'associer à d'autres personnes, même si ça n'a pas marché, et c'est comme
ça qu'on a pu sortir notre premier album, Electric Third Rail fin 2000.
L'idée ce n'était pas de sortit "un disque hip-hop", bien sûr nous faisions
du hip-hop, mais nous nous inspirions de beaucoup d'autres choses et nous
voulions avoir notre propre son. Les textes de William sont très spéciaux,
il y a beaucoup de recherche. Moi-même j'aime faire de l'expérimental, alors
le résultat est ce qu'il est. C'est un mélange de plusieurs influences, de
plusieurs styles : hip-hop bien sûr, d'électro avec des ajouts de sons
expérimentaux... c'est en quelque sorte une synthèse de toutes les musiques
que j'écoute et apprécie. Je me suis pas mal attardé sur les
beats.
A : Tu as déjà produit pour d'autres
rappeurs qu'Octavius ?
4AM : Oui, mais pour des problèmes de
contrat, je ne peux pas trop en parler. Nous travaillons ensemble mais il
est signé sur un autre label que le miens. C'est plus le côté 'noise' du
hip-hop que je recherche en bossant sur ce projet. Ce sera très
spécial.
A : Et par rapport à tes futurs projets,
ce sera toujours aussi sombre ?
4AM : Non, pas tout à fait, je
ne crois pas. Ce sera aussi sombre mais en même temps cela ne reflètera pas
la même chose que dans Electric Third Rail, ça n'aura pas la même
profondeur. Personne n'a envie de refaire la même chose. En revanche je sais
que je veux davantage de 'gros beats', plus massifs, ça c'est sûr.
A : On montre souvent la Californie et San
Francisco (et la Bay Area de façon générale) en exemple en matière
d'expérimentation au niveau de la musique, qu'est-ce qui selon vous favorise
l'émergence de sons nouveaux là-bas ?
DJ Centipede : Je pense
que San Francisco est très similaire à Londres, pour prendre un exemple, et
du Royaume Unis de façon générale. Je veux dire par là qu'il y a énormément
de DJs depuis de très nombreuses années qui diffusent constamment de
nouveaux sons dans les clubs et dans des tas d'endroits différents. On peut
entendre des tas de mixs. En étant habitué à entendre des tas de musiques
différentes, chacun a pu se faire l'oreille et choisir et s'orienter vers ce
qui lui plaisait le plus, selon ce qu'on aime. Plus il y a de musiques
différentes plus cela rend libre les gens de faire ce qu'ils ont envie, et
ils peuvent davantage choisir. C'est ce qui s'est passé à Londres avec Mo'
Wax et Ninja Tune, des labels qui à la base se sont appuyés sur le travail
des DJs. Tout est parti des DJs. Les groupes sont arrivés par la
suite.
4AM : C'est vrai que la Bay Area est souvent citée en exemple
pour la diversité de ces styles. Dans d'autres villes c'est vrai que l'on
sent que si on veut progresser, faire écouter ce que l'on fait, il faut
obligatoirement partir. Et après il faut se plier aux règles de l'industrie
musicale. J'ai mis du temps a pouvoir voir autre chose que ce que j'ai
toujours connu, c'est à dire la côte ouest, la Bay Area, et je me rend
compte maintenant qu'il y a et qu'il y a toujours eu d'excellents musiciens
là-bas. Par exemple il y a énormément de clubs à San Francisco où les DJs et
les groupes peuvent s'essayer et débuter. Ils n'ont pas à bouger autre part.
L'industrie du disque y est également très présente. C'est très 'organique',
tout le monde se connaît, en fait.
DJ Centipede : Il y a énormément
de bars dans lesquels les DJs peuvent mixer.
Gary : Il y a énormément
d'artistes qui se soutiennent mutuellement, et des tas de choses de ce
genre. Il y a de l'entraide et ça favorise le fait que les projets peuvent
aboutir.
4AM : Oui c'est ça, il est possible de développer des choses
communes, différents projets. Cela ouvre des opportunités pour pouvoir faire
de la musique, en comparaison de personnes qui restent seules.
A : Comment expliquez-vous la grande diversité de sons
présents ?
Gary : Les gens là-bas aiment le mélange, ils
grandissent avec la possibilité d'écouter des tas de musiques différentes,
c'est très bien...
4AM (le coupant) : Oui, et plus spécifiquement au
hip hop, il y a beaucoup d'endroits où hip hop et trip hop cohabitent. Cela
créé un mélange des genres et donnent de nouveaux styles.
A : Et il y a de la place pour tout le monde
?
Gary : D'un point de vue musical, oui, mais d'un
point de vue financier évidemment que non. Mais ce n'est pas un problème,
notre démarche par exemple n'est pas de faire de l'argent, nous voulons
faire notre musique et qu'elle puisse être entendue. C'est sûr que cela créé
des tensions lorsqu'il y a trop de monde à un seul et même endroit. Nous,
cela nous convient.
A : En fait il y a
très peu de label qui ont cette démarche d'associé le hip hop et la d'autres
styles ?
DJ Centipede : Depuis un moment des labels
comme Ipecac (le label de Mike Patton) essaie de faire avancer les choses.
Ils essaient de repousser les barrières. L'utilisation des machines y est
pour beaucoup. C'est nécessaire pour chercher de nouveaux
sons.
4AM : Il devrait y avoir plus d'interaction entre la
scène trip-hop et le hip-hop, il y a beaucoup de bonnes choses à
faire.
A : Quels labels selon vous
mélangent les styles et osent sortir du simple cadre du hip-hop
?
4AM : Il y a peu de labels qui prennent ce genre de
risques. Anticon le fait très bien... même les Living Legends ont sortis des
sons avec de grosses influences électroniques. Def Jux aussi en a pris la
voix.
DJ Centipede : Mush aussi.
4AM : Oui,
Mush aussi, et c'est du très bon hip hop. Nous sommes très fan d'Anticon,
ils ont une très bonne démarche. Depuis 1997, 1998 peut-être on assiste à
une nouvelle tendance dans le rap, avec l'apport de sons nouveaux, moins
classiques. Aujourd'hui cela devient complètement expérimental, mais ça
reste du bon hip hop, il n'y a pas de différence.
A : Vous pensez que la démarche de Lex peut amener cela en
Europe, leurs sorties sont suivant aux Etats-Unis
?
Gary : Lex Records a sorti de très bons disques, des
disques que j'aurais aimé sortir. Cela arrive à autre niveau
d'expérimentation, et c'est très bien. Il y a beaucoup de travail derrière.
Les gens qu'ils ont signés sont de très bons choix et c'est très cohérent.
Cela représente quelque chose.
4AM : On sent ces gens
passionnés par ce qu'ils font, ils ne font pas du hip hop expérimental parce
que c'est bien d'en faire. C'est une vraie démarche. Il y a un gros
potentiel. Je pense à des gens comme Dyslexic. Cela ressemble à la démarche
initiale de Warp (cf Lex est la division hip hop de Warp), qui a joué la
carte de l'expérimental dès le départ.
A
: Benji, comment définirais-tu ton style et comment perçois-tu ton rôle en
tant que DJ au sein de Just One ?
DJ Centipede : Et
bien, tout d'abord dans mes sets on retrouve beaucoup de hip hop, beaucoup
de breaks. J'essaie tant que possible de rester le plus loin possible de ce
qui se fait de ‘classique'. Et à Just One on me donne la liberté de faire ce
que je veux. Si j'aime le hip hop expérimental, j'aime aussi énormément les
voix féminines... je dirais que lorsque je mix, j'essaie d'associer des sons
et des beats lourds, avec des basses soul, à des mélodies et des voix
douces. C'est ce que j'aime faire. J'accorde beaucoup d'importance aux
mélodies. Par exemple, la chose la plus parlante est le remix du titre
‘Proceed' des Roots sur lequel il y a un gros beat et un saxophone léger.
Mais bien sûr, lorsque je mix, lorsque je compose un morceau ou lorsque je
suis dans mon studio, je mets tout ce que j'aime dans la musique. J'aimerais
plus que tout créer un style nouveau à partir de tout ce que j'aime,
associant les beats hip hop, les mélodies électro et des voix rock,
étranges. C'est cela qui m'inspire.
A :
Avec quel matériel travailles-tu ?
DJ Centipede : Avec
une MPC. C'est une bonne base pour faire des beats et tout organiser. Mais
je travaille aussi beaucoup en studio pour retoucher les sons et pour donner
la touche finale à mon travail.
A : C'est
un avantage pour vous d'être ouvert de la même façon a des tas d'autres
styles, et pas seulement au hip-hop ?
4AM : Oui, c'est
un gros avantage. Pour Octavius, les beats et les basses sont influencés par
la musique électronique, mais c'est du hip-hop. J'aime l'idée d'aller
chercher des éléments comme la basse dans un style autre que le hip-hop.
Cela serait ennuyant sinon.
A : Est-ce
que vous pensez qu'un media tel qu'internet est une chance supplémentaire
pour des petits labels comme le votre pour se faire connaître, être
davantage diffusé et mieux distribué ?
Gary : C'est
une chance énorme. Cela nous permet de faire connaître notre son.
Aujourd'hui nous sommes à Paris, hier à Londres et demain à Barcelone. C'est
un excellent moyen pour les gens de découvrir la musique. Et c'est aussi
important pour les labels indépendants et atypiques. Ce genre de labels et
vital. Depuis des années on nous dit "tu dois être ça et faire ça", ces
labels-là donnent la possibilités aux artistes de faire ce qu'ils veulent.
JustOne c'est pareil, on essaie de faire ce qu'on nous avis, on le produit
et on essaie que les gens puissent écouter ce qu'on fait. 4 AM et Octavius
avait un projet en tête, avec diverses influences, ils ont pu le mener à
terme, et c'est ça le plus important. Ils ont fait ce qu'ils voulaient.
L'industrie du disque est très dure et c'est très difficile pour un petit
label de contrôler entièrement sa musique. Les labels indépendants n'ont
réellement d'intérêt que si c'est pour faire leur propre son, du son qui n'a
jamais été entendu auparavant.
4AM : Depuis 1996-1997, la
donne a un peu changée, ça a évoluée.
A :
Jason, tu viens de Fresno, un endroit assez perdu, ce cadre a-t-il influencé
ta manière de produire?
4AM : Quand j'ai grandi, je
n'avais jamais vu de DJ ou quoique ce soit, il n'y avait que des groupes. Il
y a des groupes partout, tous les gens que je connaissais, tous mes amis qui
faisaient de la musique faisaient partis d'un groupe. Tu vas à un concert,
tout le public fait plus ou moins parti d'un groupe. Mais peu de rap. Moi je
passais huit heures par nuit derrières mes platines et mon sampler, c'était
autre chose et c'est de cette façon que je suis arrivé à faire de la musique
‘expérimentale' d'une certaine manière. J'écoutais du Bomb Squad et du
Shadow et je composais mes morceaux.
A :
Et tu écoutais quoi ?
4AM : Des groupes comme le Boot
Camp, Black Moon, le Bomb Squad, Ice Cube, NWA, Poor Righteous Teachers,
Boogy Down Production. Peu de côte ouest finalement. Beaucoup de jazz
également, surtout Comet records, un label de Chicago des années soixante.
J'écoutais beaucoup de choses différentes, la musique en
général...
A : Benji, on te sent davantage
inspiré par le trip-hop et la musique électronique...
DJ
Centipede : Oui, dans ce que je fais, il y a beaucoup d'influences de
groupes qui appartenaient à des labels tels que Mo' Wax dont la démarche
m'intéressait : Attica Blues, La funk mob, tous ces groupes-là. Mais c'est
vrai aussi que la musique électronique m'influence énormément, au niveau du
travail avec les machines. Mais DJ Vadim, DJ Cam aussi, ce sont des DJs que
j'apprécie énormément et dans lesquels je me reconnais. Mais dès l'instant
qu'il y a des sons très sombres dans du hip-hop, ça m'intéresse, c'est cela
qui m'attire. J'aime également la vieille pop électro, très 'lazy', ça aussi
ça m'inspire, surtout au niveau de la construction.
A
: Vous vous revendiquez de l'influence de labels tels que Mo' Wax ou encore
Warp, qui sont des labels européens (anglais), quelles différences y'a-t-il
pour vous entre l'Europe et les Etats-Unis au niveau de l'approche de la
musique et plus particulièrement du hip-hop ?
Gary : A
mon avis, le hip-hop est beaucoup plus ancré culturellement aux Etats-Unis,
et d'un autre côté il y a une grosse partie qui se développe et qui reste
underground. C'est tellement gros, commercialement et au niveau des médias
aussi, que c'est une part intégrante de la culture maintenant. Londres c'est
encore différent, il y a de très bonnes choses, comme chez Big Dada, des
disquaires indépendants etc. C'est une autre approche.
4AM :
Mais tu sais, aux Etats-Unis il y a des différences au sein même du rap. Le
rap de Los Angeles ne sonne pas comme celui de New-York, c'est très
différent selon les villes. La façon de faire et d'écouter du rap est très
différente suivant les endroits.
A : Le
rap change selon les endroits... tu t'intéresses aux disques qui sortent à
l'étranger, aux sorties plus underground que celles qui tournent
habituellement ? Est-ce que c'est important pour toi de voir d'autre chose
et d'être ici par exemple ?
4AM : Oui, d'une façon
générale, c'est très important de voyager et de rencontrer d'autres
personnes. Pour ce qui est de la musique, j'ai travaillé dans un grand
magasin de disques, on commandait du rap français, comme MC Solaar par
exemple et les gens me demandaient "Mais pourquoi est-ce que tu écoutes ça ?
C'est français !". Beaucoup de gens me faisaient la remarque. Mais j'étais
là pour proposer des disques, pas seulement ceux qu'on nous proposait
habituellement. Mais peu de gens écoutent du rap qui n'est pas
US.
Gary : Oui, ce qui n'est pas dans les magazines n'est pas
intéressant pour beaucoup.
DJ Centipede : Le but principal
d'un DJ est d'avoir le plus large choix à offrir, pas de proposer la même
qu'un autre DJ. Quand tu achètes tes disques, il faut avoir en tête de jouer
un son différent et pousser les gens à s'y intéresser, à écouter ou à
danser. Il faut jouer le plus grand nombre de choses différentes, passer du
temps à écouter des disques. Tu te rends service en rendant service aux
autres.
4AM : Exact. Pour revenir au fait que les gens qui
font de la musique et qui s'ouvrent au monde, je pense que le meilleur
exemple reste Public Enemy. Ils ont été très populaires aux Etats-Unis
pendant une longue période. C'était un rap contestataire. Avec leur discours
politiques, ils ont pu toucher beaucoup de personnes à travers le monde et
en voyageant et en faisant des tournées mondiales, en allant à Londres, au
Japon, en Afrique, et cela les a aidé à comprendre et les gens ont pu être
plus directement touchés.
A : Quelles
vont être les prochaines sorties du label ?
Gary : des
nouveaux projets de 4 AM, de Mophono (DJ Centipede) et une compilation en
fin d'année, ce sera bientôt sur notre site (http://www.justoneent.com).
A : Et toi Jason, quels vont être tes prochains projets, tu
vas produire pour d'autre rappeurs qu'Octavius c'est ça
?
4AM : Oui, je ne peux pas trop t'en parler étant
donné qu'il est encore sous contrat avec un autre label, il doit changer de
nom pour pouvoir poser sur mes sons... mais je travaille actuellement avec un
MC. Mais c'est vraiment un très très bon rappeur, très différent de ce qui
se fait, je suis content de pouvoir travailler avec lui. Il est assez
spécial et un peu fou au niveau de ses textes et de ses thèmes, cela vient
du fait qu'il a eu une enfance très difficile, dans un environnement pour le
moins bizarre et ça se ressent quand il rappe. Il sait vraiment ce qu'il
veut en matière de son et c'est très intéressant de bosser avec ce genre de
personne. Je pense que ça va être un disque
intéressant.
A : Et toi Benji, des
projets autres que ceux qui verront le jour sur JustOne
?
DJ Centipede : Oui, j'ai créé une structure qui
s'appelle CB Recordings et sur laquelle je vais sortir des sons. Il y a déjà
mon EP "I cry" que j'ai sorti sous le nom de Mophono et je compte sortir
d'autres projets, notamment des CDs de mes mixs. Et bien sûr il y a le
disque que je prépare pour Gary pour JustOneEntertainment. Je voudrais aussi
sortir un disque plus electro, de l'up-tempo aussi... des tas de projets
!
A : Gary, le mot de la fin
?
Gary : Ouais, allez voir notre site, http://www.justoneent.com, pour voir l'actualité et les
nouvelles sorties du label. Que dire sinon qu'on essaie juste de faire de la
bonne musique, celle qui nous plaît. J'espère simplement que les gens
apprécient ce que nous faisons...