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zo. (1981 / .be)
Ma vie ressemble à des montagnes russes : quelques grosses frayeurs mais jamais de véritables tragédies. Mon principal souci est que j'ai souvent du mal à situer ce que l'on appelle le "juste milieu". Je passe donc mon temps le cul entre deux chaises (minimum !). Musicalement, je me partage entre le rap et le blues. Je navigue à l'occasion sur d'autres flots (même si j'évite certaines mers et océans).
Je suis tombé dans le rap lors des 5 dernières années de ce d'ores et déjà regretté XXème siècle. C'était l'ingrédient qu'il manquait au cocktail explosif que j'avais commencé à concocter quelques révolutions solaires auparavant. Après avoir digéré la gloire de Michael Jackson et squatté quelques disques du sempiternel paternel (The Doors ou Coltrane), j’ai commencé à glisser vers la ringardise de Vanilla ice (ou encore MC Skat Cat si ça parle à quelqu'un). J’ai enchaîné avec l’époque jeans troués, vécue en compagnie de l'haleine de Slash puant le whisky (arôme Jack Daniels). Puis je me suis motivé à faire un détour par chez les furieux de Rage Against The Machine ou encore chez Mike Muir et Robert Trujillo. Histoire de finir ma phase d’approche proprement (puisqu’elle avait étrangement commencée), j’ai été checker les ambiances enfumées de B-Real, Muggs & co, tout en remerciant les Beastie Boys pour la passerelle qu’ils m’ont permis d’emprunter. "Heptagone", "Détournement de son" ou "Paris sous les bombes" se sont chargés d'enterrer l'affaire, appuyés quelques temps plus tard par "Tapis Rouge", "Fresh mode", "J5 LP", ou encore "The coming" (dans le désordre, selon les k7 qui arrivaient à mes oreilles).
"Culturellement" parlant, j'essaie d'être un minimum lettré, mais j'ai encore trop de brume dans le cerveau pour arriver à quelque chose de correct. Bon, avec l'âge ça se calme, doucement mais sûrement. Ce que j’essaie de vous dire, c’est qu’il m’arrive de lire, à défaut de me souvenir correctement de ce que je lis. J’ai une certaine fascination pour deux auteurs américains mélangeant fiction et vécu : H.S Thompson et A.C Weisbecker. Je me serais bien prosterné devant Barjavel si j'en avais eut l'occasion. La « froideur » de Cioran m'a elle fait chaud au coeur. Je ne parlerais pas de "La peste", dernière énorme claque en date… Il n'est jamais trop tard pour rattraper son retard !
Mon idéal de vie se rapproche d'un Gaston Lagaffe version street, et si possible en train de chauffer Emmanuelle Béart plutôt que Mademoiselle Jeanne. Bon c’est pas très street tout ça, je vous l’accorde ! Mais après tout, chacun ses lubies, hein ?!
J'évacue/assume le négatif en marchant beaucoup (75/ 92), en me réfugiant sous ma capuche et en écoutant du rap. J'ai trouvé un certain plaisir dans l'écriture, et ce depuis pas mal d'années. Mais je crois que ce qui m y a d'abord plongé est le besoin d’un exutoire, façon "catalyseur catharsis anti-catin".
Bref, je suis en train de plomber la rubrique contact de l'abcdrduson avec mes histoires. C’est que, généralement, j'essaie de ne pas faire les choses à moitié. Parfois j'y arrive. A croire que je suis dans un bon jour.
J'oublie sûrement et pourtant des tonnes de trucs. Tiens, par exemple, je n’ai pas parlé de ma fascination pour une certaine marginalité ni des pulsions photographiques qui me saisissent à l'occasion. Enfin… finalement peu importe, puisque le % de lecteur qui arrivera jusqu’à cette ligne sera probablement dérisoire.
Je pourrais terminer en remerciant plein de gens. Mais de peur d'en faire trop (ou pas assez), je me permets de les exclure de ces paragraphes dithyrambiques. De toute manière, ce n’est ni le moment ni l’endroit.
Je crois que c'est "tout". Agrégé de spleen que je suis, je droppe donc ce tissu textuel sur l'abcdr sans foi ni loi. Mais je tacherais d’en avoir pour les chroniques. Rassurez vous ! Si c’est encore possible…




